30 Décembre 2011
Sur la côte basque, le rejet en mer comme "remède" à la pollution des rivières
| 29.12.11 | 13h27 • Mis à jour le 29.12.11 | 13h35Sous réserve de l'arrêté d'utilité publique qui est encore à prendre par le préfet, le chantier doit démarrer en janvier pour une mise en service des ouvrages à l'été 2012. Coût total de l'opération : 22 millions d'euros.
"Les nouvelles normes européennes applicables à partir de 2015 rendent cette opération obligatoire, souligne Jean Grenet, président UMP de la communauté d'agglomération Côte basque-Adour. Elle évitera la fermeture des plages qui aurait un impact désastreux sur l'activité économique."
Mais la Coordination santé-environnement Pays basque ne voit pas les choses de cette façon. Cette association de professionnels de santé, créée en 2009 pour informer le public des risques sanitaires liés à la dégradation de l'environnement, considère que cette opération consiste à faire de "l'océan, une poubelle". Ce projet "est un palliatif qui ne s'attaque pas au fond à la pollution venant en amont de la décharge publique de Zaluaga à Saint-Pée-sur-Nivelle, et de la zone industrielle de Bassilour" critique Sylvie Peres, sa présidente.
Résultat, sur un littoral basque qui accumule petites marées et pluies abondantes, on retrouve dans la mer pesticides, détergents, restes de fuel... La Coordination plaide pour d'autres solutions : drainage des eaux de ruissellement, création de bassin pour l'épuration des effluents provenant des décharges, traitement des déchets enfouis à Bassilour.
"Le système proposé est peut-être la seule solution possible, estime de son côté Michel Lamarque, conseiller municipal à Bidart, mais elle est monstrueuse. Elle continue de traiter la rivière comme un égout et ne fait que cacher la pollution, un peu comme si l'on dissimulait la poussière sous le tapis pour ne pas la voir.
" Ironie de la situation, l'un des deux bassins de stockage prévu se situe à proximité de la chapelle d'Ur Ona, "la bonne eau" en basque.
Michel Garicoix Article paru dans l'édition du 30.12.11.
Pour en savoir plus sur ce que l'on ne vous dit pas... La vague toxique



